Et je voyais que tout devenait rien...
Léon-Paul Fargue

Je suis arrivé à ce qui commence...
Gaston Miron



le 20 mai 2013
  Choisir le pessimisme ? Non. Mais il est tiré, il faut le boire. Et vider le verre d'un trait. À faible dose, c'est le pire des poisons. Alibi du renoncement, il mène au dégoût paresseux, au pourrissement. Les malgré tout et les quand même ne font vivre personne. Badigeonner de rose la crasse du monde sous prétexte de protéger l'avenir, c'est le dépouiller du seul trésor qu'on puisse utilement lui léguer : un peu de désir, même blessé, même humilié.
Tout le monde a éprouvé, au moins un instant, cette évidence : tout devient rien. Si minuscule qu'ait été cet instant, aucune drogue ne le fait oublier ; les matelas de consolations, de comparaisons, de statistiques, de savoirs, de résignation, de philanthropie entassés sur lui ne l'étouffent pas.
Quand tout devient rien et qu'on se sent encore vivant, on est arrivé à ce qui commence. Alors la vie n'est plus simulacre ni répétition, mais naissance perpétuelle, éclosion constante. Et l'existence humaine devient ce qu'elle est, un opéra fabuleux, une aventure intérieure et extérieure, individuelle et collective. Mais tout commence par un non qui est l'envers d'un oui, le passage obligé vers lui.
 

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Le Marché (LXI) : Cahuzac et les satisfaits

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INDEX ALPHABÉTIQUE

L'adieu aux importants

L'adieu aux importants (téléchargement format Word)

Adulte ?

À propos d’ « Un peu » (Marché IL), par Roger Maguérès

Au nom des anonymes

Au nom des anonymes (téléchargement format Word 97-2002 & 6.0/95 - RTF)

Charité bien ordonnée…

Chinoiseries

La clef fausse pour la porte vaine (à propos de L'Ane, de Victor Hugo)

Clichy-sous-Bois, mon bled, de Sabrina Amarache

La collection Vox populi

Le côté du monde, de Pierre Mari

Le désir du peuple : au-delà de la modernité

Emile second

L'emploi du temps et l'exode

Un employé de banque fait le bilan, de Gilbert Soury

Un épisode informe ? (à propos de Résolution de Pierre Mari)

Le fascisme, mes amis... (Note sur Violence des échanges en milieu tempéré)

Les grandes amitiés (à propos de La tyrannie de la réalité, de Mona Chollet)

L'homme de la résurgence

L'homme moins l'humanité : à propos de La technique ou l'enjeu du siècle de Jacques Ellul (Emmanuel Sur)

Humains de tous horizons (à propos de L'Islam, l'autre et la mondialisation, de Mustapha Chérif

Jacques Berque et la vérité de l’oasis (intervention de Jean Sur à l’Hommage national de l’Algérie à Jacques Berque - Alger, 5-6 juin 2004)

Jacques Berque et l'Occident

La liberté contre la communication

Des mamours opiacés. La culture selon Martine Aubry

Le Marché (I) : Quelques traces...

Le Marché (II) : ...et les enfants jouent

Le Marché (III) : Le silence accueille tout

Le Marché (IV) : Je ne communique pas, je parle

Le Marché (V) : Le mousse du Super

Le Marché (VI) : "La caserne libertaire"

Le Marché (VII) : "Tiens-toi droit !"

Le Marché (VIII) : Le saumon des hannetons

Le Marché (IX) : Des camemberts au clinamen

Le Marché (X) : Terre à étoiles

Le Marché (XI) : La puissance acide

Le Marché (XII) : Uniforme ou universel ?

Le Marché (XIII) : A contre-voie

Le Marché (XIV) : Valeurs et voleurs

Le Marché (XV) : Amour et rangement

Le Marché (XVI) : Changement de régime

Le Marché (XVII) : Le grand écart

Le Marché (XVIII) : La communauté, c'est nous !

Le Marché (XIX) : Une mauvaise action

Le Marché (XX) : Un peu de recul

Le Marché (XXI) : Enchantement vital

Le Marché (XXII) : Vive la paille !

Le Marché (XXIII) : Le festin du boa

Le Marché (XXIV) : Une correspondance X

Le Marché (XXV) : La tentation de Grenelle

Le Marché (XXVI) : Les bois et les livres

Le Marché (XXVII) : Zorro-la-calculette

Le Marché (XXVIII) : Réouverture

Le Marché (XXIX) : Tous à la cuisine !

Le Marché (XXX) : Guyancourt

Le Marché (XXXI) : Tourner la page de 68 ?

Le Marché (XXXII) : M. Pluche

Le Marché (XXXIII) : Après l'hiver

Le Marché (XXXIV) : Luchini Banlieues

Le Marché (XXXV) : Le signe Sarko

Le Marché (XXXVI) : Vacillements

Le Marché (XXXVII) : "... et ce sera la démocratie"

Le Marché (XXXVIII) : OSB

Le Marché (XXXIX) : Le ha-ha

Le Marché (XL) : Confiante défiance

Le Marché (XLI) : Allons-y !

Le Marché (XLII) : Place à l'océan !

Le Marché (XLIII) : Francis Jeanson

Le Marché (XLIV) : Main !

Le Marché (XLV) : Un instant, je vous prie !

Le Marché (XLVI) : Le phallus et l'araignée

Le Marché (XLVII) : Ces Roms inadéquats...

 Le Marché (XLVIII) : Aniouta

Le Marché (IL) : Mzuri Kidago

Le Marché (L) : Labass? Chwiya...

Le Marché (LI) : Charles

Le Marché (LII) : Le gros connard

Le Marché (LIII) : Session sauvage à Copenhague

Le Marché (LIV) : L'honneur de sentir

Le Marché (LV) : "... pourvu que la liberté soit au fond"

Le Marché (LVI) : De quoi Carmen Maria Vega se fout-elle ?

Le Marché (LVII) : L'humain d'abord ?

Le Marché (LVIII) : Et si tout repartait de l'école ?

Le Marché (LIX) : Aragon comme je l'ai cru

Le Marché (LX) : Le management pour tous ?

Le Marché (LXI) : Cahuzac et les satisfaits

Sept erreurs sur l'éducation

Le monde du travail n'existe pas

Oui, je dirai non

Un peintre dans la ville (conversations avec Michel Thompson)

Le petit homme et les craques

Penser est un acte sauvage

(entretiens de Jean Sur avec Julia Petri)

Prisonniers de l'intermédiaire

Résurgences et l'interactivité

Retour en Algérie

La révolution pointilliste (pdf)

S'échapper, vous dis-je !, de Serge Parot

Le Temps suspendu et la vie assise, de Maria Teresa Santalucia Scibona

Un slogan délirant

Un splendide incendie

Un tandem infernal

Une alternative au management : la Mise en expression

Une terre toujours natale

 
 
RESURGENCES, le site de Jean Sur


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